| La
technique des murets est une méthode de
production hors-sol. Elle est généralement implantée sur un sol aride.
C’est
une construction sous la forme d’une figure géométrique dressée sur cet
espace
aride dans laquelle on introduit un substrat agronomique favorable à la
croissance des végétaux. Elle est très adaptée à l’utilisation des engrais
organiques, des engrais verts et d’autres intrants naturels qui sont
désormais
logés dans un milieu protégé par un petit muret long de 12m sur 1m de
large et
45cm de haut. Ce petit muret de 12m2 est
placé entre deux couloirs permettant
la libre circulation de ses usagers sans piétiner le milieu agronomique
au
moment de semi, de repiquage, d’arrosage et de sarclage des plantes.
Même au
cours du labourage qui s’effectue à l’aide d’une fourche à dents, on ne
piétine
pas le terreau. |

En tant que moyen de production, la technique des murets permet d’améliorer le rendement et la qualité des produits. Elle permet une utilisation rationnelle des intrants naturels dans un sol transformé spécifiquement à son implantation et le met à l’abri de toute forme de contamination avec d’autres sols traités aux engrais chimiques et aux pesticides de diverses natures. La hauteur des murets est conçue comme dispositif mécanique pour pallier la contamination des plantes par des eaux en provenance de champs de coton attenants en amont dans lesquels des engrais chimiques ont été utilisés. Dans ce dispositif, les eaux ne parviennent pas à envahir le milieu agronomique des micro-parcelles qui assurent alors une production saine.
Dans ce contexte, la technique des murets représente l’environnement idéal pour le développement d’une agriculture biologique non contaminée aux contacts des cultures traités qui peuvent se trouver à sa proximité, dans un même environnement.
La technique des murets crée un milieu agronomique par excellence. Le sol introduit dans ce milieu bénéficie toutes les conditions liées à la croissance équilibrée des plantes. Il s’agit de l’humidité, de la chaleur, de la matière organique et les oligo-éléments qui entrent dans sa composition. Ces éléments sont dosés en fonction des besoins des plantes.
Pour le maraîchage par exemple, la quantité de
sable limoneux est plus élevée dans un muret que pour les arbres
fruitiers et
forestiers. En effet, un muret est la combinaison de divers matériaux
locaux :
terre argileuse et sable. Ces matières premières sont utilisées pour
son
remplissage par couche superposée. La surface de production ainsi créée
est
formée d’un substrat qui est conforme aux normes standards d’une bonne
terre
agricole, mais destinée plus spécifiquement à l’agriculture
biologique .
La technique des murets permet
de se passer de
l’usage des intrants minéraux (engrais chimiques) et des pesticides
chimiques.
A l’exception de l’usage parfois d’un engin mécanique pour aplanir le
terrain
de son implantation, un tracteur par exemple, tous les travaux sont
manuels et
s’effectuent à l’aide du petit outillage horticole. La technique évite
dans ce
cas le recours à des investissements onéreux en tracteur, charrue et
autres
intrants industriels qui représentent des charges difficiles à amortir
par les
petits exploitants.
La technique des murets crée un milieu agronomique par excellence. Le sol introduit dans ce milieu bénéficie toutes les conditions liées à la croissance équilibrée des plantes. Il s’agit de l’humidité, de la chaleur, de la matière organique et les oligo-éléments qui entrent dans sa composition. Ces éléments sont dosés en fonction des besoins des plantes.